Saurel: la banderole de la honte

 

Mercredi soir, les Montpelliérains ont eu la stupéfaction de voir la façade de l’opéra Comédie affublée d’une grande banderole rouge signée Philippe Saurel “Non au Front National”. Il n’est pas nécessaire d’être un électeur de Marine Le Pen, pour être indigné de cette utilisation scandaleuse et illégale de bâtiments publics par un maire qui soutient donc publiquement Emmanuel Macron.

On peut cependant se demander si Monsieur Saurel aurait fait de même si les électeurs frontistes avaient représenté une part plus importante de l’électorat montpelliérain. On peut également s’interroger sur ses motivations : viserait-il un poste dans un éventuel futur gouvernement Macron ?

Monsieur Saurel apprendra à ses dépens que son zèle tombe sous le coup de l’article L 116 du code électoral, qui sanctionne toute manœuvre ayant pour but d’altérer la sincérité du scrutin :

Ceux qui, par des manœuvres frauduleuses quelconques, accomplies même en dehors des locaux ou commissions visés à l’article L. 113, auront porté atteinte ou tenté de porter atteinte à la sincérité d’un scrutin, violé ou tenté de violer le secret du vote, empêché ou tenté d’empêcher les opérations du scrutin, ou qui, par les mêmes manœuvres, en auront changé ou tenté de changer les résultats, seront punis des peines portées audit article.

En effet, ne pouvant tolérer cette ingérence dans le bon déroulement du processus électoral, et qui constitue une grave atteinte au fonctionnement de notre République, le Front National a décidé de porter cette affaire devant la justice.

Une question cependant : M. Saurel paiera-t-il de ses propres deniers son grave déni de démocratie ou fera-t-il porter cette charge financière au budget de la commune, donc de ses concitoyens ?

Bien sûr, nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites de cette affaire.

 

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